Biographie.

Je suis née en1961, dans la campagne bretonne.
Je n’ai pas eu d’autre activité que de peindre,
je vendais mes boites de bois peints à 14 ans, sur le marché
puis j’ai suivi les Beaux-Arts à Rennes…
Et j’ai mis mes pinceaux au service de commandes très variées
de commerçants, entreprises ou particuliers pour des vitrines, enseignes, portraits, fresques …
Tout ce qui se peut peindre, chantourné voire sculpté ou habillé de mosaïque...
J’y trouve un plaisir, une satisfaction d’un désir d’harmonie en apportant de la beauté dans la rue ou chez les gens.
La rencontre avec celui qui rêve d’une réalisation, comprendre son attente et la satisfaire au delà, comble mes besoins de reconnaissance et de chaleur humaine.
En 2006, j’ouvre l’Atelier du Corsaire dans ma salle à manger.
J’y accueille des élèves, adultes et enfants mélangés, en peinture et dessin.
Plein de monde là-dedans, trop chouette !
Je creuse toute technique me permettant d’améliorer cet enseignement passionnant,
et de répondre à l’attente générale :
comment être capable du réalisme nécessaire à un portrait par exemple ?
C’est très gratifiant, infinie richesse pour moi-même.

Et puis, il y a mon travail personnel.
A coté de toute cette agitation, je transcris le trop-plein d’émotions,
la vie qui me traverse, sur une toile.
Je peins sans contrainte, je veux dire : pas d’une seule manière.
Chaque toile, presque autobiographie,
où je retrouve ma vie entière de là où je peignais,
est une envie, une façon de ressentir à ce moment,
qui peut être brusque et rapidement définitive,
d’autre fois léchée, admirative de la nature, en observation béate.
Pour un coup de cœur, un choc amoureux de peintre devant la beauté.
Devant certaines toiles,
un amateur m’a parlé d’un réalisme onirique et baroque,
Cool ! C’est vrai que je ne me remettrai jamais du choc du Louvre à 10ans
et que mon admiration pour la peinture classique suinte dans mon huile...
Ainsi je raconte, cherchant l’harmonie, la beauté
un message positif, la tendresse.
La présence animale est une grande préoccupation,
j’en ai besoin, je la souhaite grouillante.
La voir disparaître, fondre autour de moi
( plus d’insectes, plus crabes....) me panique quelque fois.
Alors ma peinture ouvre une perspective, une vision,
interrogeant le spécisme,
où il est possible de faire naître des abeilles au bout de son pinceau.